Aujourd'hui encore, il fait chaud. Le soleil nous brûle. Nous sommes déjà vendredi, et le journal au jour le jour que nous avions envisagé n'a pas été tenu. C'est que, nous avons à la fois beaucoup de temps libre, et pas une seconde. Ce constat a donné lieu à midi à une discussion à table sur ce qu'est le temps, et ce que signifie en avoir ou ne pas en avoir. Athéna avait beaucoup à dire, comme souvent. On s'est dit que la philosophie des arts martiaux, pour ce qu'on en perçoit, fait la part belle à la notion d'actuel, c'est-à-dire, à l'intensité de l'instant. On en est venu a l'idée que le temps n'existait pas, ou du moins qu'il n'existait qu'en tant qu'il est la puissance (invisible ou Moo Sang) de l'actuel. En même temps, ce qui n'est pas, ou encore le virtuel, représente la puissance de ce qui est présent (que ce virtuel soit passé ou futur). Au final, on a trouve ces développements un peu oiseux, sans être oisifs, parce que tout en disant cela, on avait mal partout à cause de l'entrainement ; cela nous rappelait que nous n'étions plus si jeunes que nous l'avions été. Et par conséquent, que quelque chose de nous passait. Pourtant, même plus jeunes, nous aurions eu tout aussi mal. Oui, bien sûr, il y a un mythe de la jeunesse triomphante. Que ces considérations nous viennent après une séance d'entrainement au katana sur la plage n'est peut-être pas hasardeux. Le rapport que le samourai entretenait avec son arme et avec la mort nous a plongé dans une nébuleuse propice. Vive l'entrainement et les pensées qu'il fait surgir. Yassou! Ce n'était pas la première fois que cette idée du temps trouait notre pratique du Soo Bahk Do. Il y a 6 ans ou peut-être 8, un ami nous parlait de ce sujet avec verve ; il lui était tombé dessus lors des intermèdes de ses entraînements nocturnes sur le mont Kwanak, près d'Anyang, en Corée.
Ciao Jay, en l'occurence, la plume, on l'a plutôt eu sur la tête pendant toute la semaine, sur le sentier de notre guerre intérieure ...Nous allons un peu cuver notre fatigue ces jours prochains.